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Desengaño de fortuna, ... por el doctor don Gutierre
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Marques de Careaga, ... dirigido a don Rodrigo Calderon...
Marques de Careaga, ... dirigido a don Rodrigo Calderon...
- Dans une première étape (chap. 1-8), est évoquée la conception païenne de la Fortune. Gutierre de Careaga reprend les différents aspects sous lesquels apparaissait la Fortune, notamment dans l'Antiquité. Il considère successivement le "Bonheur" (Felicidad), le "Hasard" (Caso), le "Sort" (Suerte) et le "Destin" (Hado). Pour les "Gentils", explique-t-il, la Fortune est une divinité toute-puissante, responsable des "évènements favorables ou malheureux". L'auteur établit ainsi un répertoire assez exhaustif des diverses représentations que l'on a pu donner de la Fortune, depuis le symbole de la navigation jusqu' à celui de la roue. Il remarque évidemment l'omniprésence de l'archétype féminin dans l'ensemble de ses descriptions dont elle fait l'objet.
- À partir du chapitre 9, et jusqu'au douzième, Gutierre de Careaga oppose aux précédentes descriptions la notion de "Divine Providence". À l'inconstance et à l'aveuglement de la Fortune, il substitue la "vertu et la raison" (10, §2) de la Providence. L'auteur propose alors de relire plusieurs évènements historiques à la lueur de l'herméneutique catholique : Dieu apparaît comme le savant ordonnateur du monde, depuis le minuscule mouvement de la feuille sur l'arbre jusqu'aux plus grandes aventures royales. L'action humaine est soumise à la stricte dichotomie du péché et du mérite ; Dieu récompense les humbles et punit les orgueilleux.
- Puis vient le temps de la pédagogie (chp. 13-17). Des solutions sont proposées aux lecteurs soucieux de voir la Providence favoriser leur personne. La "Sagesse" (Prudencia) et la "Patience" (Paciencia) doivent sous-tendre l'action de ceux qui souhaitent obtenir les bonnes grâces de Dieu. En fait, on notera d'amples développements pour inciter les lecteurs à supporter la souffrance de la vie quotidienne, dont le paysan et le Christ constituent, on s'en doute, les deux images paradigmatiques
- Une quatrième partie(chap. 18-23) complète le tableau précédent pour prévenir des dangers des plaisirs tirés du bonheur et de l'argent.
- Se evoca en una primera etapa (cap 1-8) el concepto pagano de Fortuna. Gutierre de Careaga expone los distintos aspectos que asume la Fortuna, particularmente los que proceden de la Antigüedad clásica. Estudia sucesivamente la Felicidad, el Caso, la Suerte y el Destino. Para los " Gentiles ", la Fortuna es una divinidad " omnipotente " responsable de los " sucesos prósperos y adversos ". El autor establece, por tanto, un abanico bastante exhaustivo de diversas representaciones que han atribuido a la Fortuna, desde el símbolo de la navegación hasta el de la rueda. Apunta, por supuesto, la omnipresencia del arquetipo femenino en el conjunto de los " modos de pintura " de la Fortuna.
- A partir del noveno capítulo y hasta el doceno, Gutierre de Careaga opone a las precedentes descripciones la noción de Divina Providencia. Sustituye a la inconstancia y ceguedad de la Fortuna la " virtud y razón " de la Providencia (10, §2). El autor propone releer varios acontecimientos históricos a la luz de la hermenéutica católica : Dios aparece como el sabio maestro del mundo que es el origen tanto del leve movimiento de la hoja del árbol como de la mayor aventura regia. Está sometida la acción humana a la estricta dicotomía del pecado y del mérito ; Dios levanta a los humildes y derriba a los soberbios.
- Luego se da el tiempo de la pedagogía (chp. 13-17). Gutierre de Careaga propicia soluciones concretas al lector deseoso de que la Providencia favorezca a su propia persona. La Prudencia y la Paciencia deben regir los actos de cuantos quieren recibir los favores divinos. De hecho, se notan largas disquisiciones que incitan al aguante del sufrimiento cotidiano, del cual el labrador y Cristo son, claro está, los dos parangones.
- La última parte (cap. 18-23) completa la tercera señalando a los " incautos " los peligros que encierran los placeres que proceden de la felicidad y del dinero.
- Une Remarque
L'ouvrage du Marquis de Careaga est intéressant par sa tentative de rassembler en système tous les concepts qui définissent la Fortune. Le desengaño, forme d'écriture courante au Siècle d'or, est ici employé afin d'amener le lecteur à renier la notion antique de Fortune : l'objectif avoué étant qu'il lui substitue définitivement, au terme de sa lecture, celle, catholique, de Providence.
L'organisation rhétorique du livre s'articule en quatre temps :
En somme, Gutierre de Careaga est fidèle au titre qu'il donne à son ouvrage : il convient au lecteur de ne plus considérer les évènements de l'histoire et de la vie courante comme issus d'une logique capricieuse mais de comprendre, in fine, que, derrière l'incompréhensible, se cache le Dieu des catholiques et donc l'ordre moral qu'imposent ses ministres temporels.
Pierre Darnis, doctorant en espagnol à l'Université de Toulouse-le-Mirail
Desengano de fortuna, ... por el doctor don Gutierre Marques de Careaga, ... - Barcelona, 1611
Gutierre de Careaga
Desengaño de Fortuna, muy provechosa y necesario para todo género de gentes y estados
Barcelona, Francisco Dotil, 1611.
La obra del Marqués de Careaga interesa porque procura reunir de forma sistemática los conceptos que definen la Fortuna. El desengaño, forma de escritura frecuente durante el Siglo de Oro, se emplea aquí para conseguir que el lector renuncie a la noción antigua de Fortuna y, al terminar el libro, la haya sustituido definitivamente por la católica Providencia.
Cuatro partes vertebran la organización retórica del libro.
En suma, Gutierre de Careaga permanece fiel al título de su obra : su lector tiene que dejar de ver los sucesos de la historia y de la vida cotidiana como si procedieran de una lógica caprichosa para comprender, in fine, que detrás de lo incomprensible está Dios y el orden moral que imponen sus ministros temporales.
Pierre Darnis, Doctorando de español en la Universidad de Toulouse-Le Mirail
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Marques de Careaga, Gutierre |
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Dotil Francesco Imprimeur-libraire (15..-16..) |
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1611 |
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En Barcelona, en la emprenta de Francisco Dotil |
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Barcelone |
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Espagne |
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[24], 211, [4] ff. ; In-8 |
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Marque d'imprimeur sur la page de titre, bandeaux gr.s.b. |
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Religion |
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Reliure basane usagée ,dos orné à 4 nerfs, plats aux armes non identifiées |
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Cachet de la Bibliothèque des Capucins de Toulouse |
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Bibliothèque Couvent des Capucins (Toulouse, Haute-Garonne) |
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Texte numérisé d'après l'exemplaire Res Cap C 538CAR de la Bibliothèque universitaire centrale du Mirail (SCD de Toulouse 2) |
